Qu’est-ce que l’EPC et pourquoi les affiliés devraient s’y intéresser : un guide complet sur l’EPC qui aidera les affiliés à améliorer leurs résultats et leur rentabilité.
Qu’est-ce que l’EPC et pourquoi les affiliés devraient s’y intéresser
L’EPC, Earnings Per Click ou revenu par clic en français, est depuis longtemps l’un des indicateurs les plus simples, mais aussi les plus précis, pour mesurer l’efficacité du trafic d’affiliation. Il est important pour les affiliés non seulement d’attirer des clics, mais aussi de connaître le rendement réel de chaque clic. Par conséquent, il est essentiel de comprendre ce qu’est l’EPC et pourquoi cet indicateur détermine la qualité de vos efforts.
Qu’est-ce que l’EPC
L’EPC correspond au gain moyen par clic qu’un affilié obtient à partir d’une offre spécifique ou d’une campagne globale. Dans le marketing d’affiliation, l’EPC est utilisé pour évaluer rapidement la rentabilité potentielle, comparer les offres, sélectionner les meilleures sources de trafic et comprendre quels visuels ou formats fonctionnent le plus efficacement. En termes simples, l’EPC montre combien, en moyenne, rapporte un utilisateur qui clique sur votre lien promotionnel.
Pourquoi est-ce important ? De nombreux affiliés débutants se concentrent à tort uniquement sur le nombre de clics ou sur le pourcentage proposé par le programme d’affiliation, sans réfléchir au revenu réel généré. Or, en pratique, c’est bien l’EPC en marketing d’affiliation qui reflète la valeur réelle de votre travail : même un pourcentage de RevShare élevé peut s’avérer peu rentable si les utilisateurs ne déposent pas ou disparaissent rapidement.
Pour comprendre la signification de l’EPC, il est important d’en considérer le contexte. Une valeur élevée peut apparaître sur de faibles volumes de trafic, ce qui ne garantit pas toujours la stabilité. À l’inverse, un EPC modéré associé à un trafic élevé et stable peut offrir une image bien plus favorable du potentiel de revenus. C’est pourquoi l’analyse d’affiliation en 2025 devient plus complexe : on évalue non seulement le revenu par clic, mais aussi la conversion en dépôt, les facteurs comportementaux, la qualité des zones géographiques et la pertinence du produit par rapport aux intérêts de l’audience.
L’EPC permet également de déterminer si votre communication avec les utilisateurs est efficace. Par exemple, si le CTR reste constamment élevé mais que l’EPC diminue, cela indique des problèmes de pertinence de l’offre ou des pages d’atterrissage de l’opérateur. Si, au contraire, un CTR faible est associé à un EPC élevé, il peut être judicieux d’optimiser les support publicitaires, car le trafic semble être de qualité mais insuffisamment engagé.
Un autre aspect important est la comparaison de l’EPC entre différents réseaux d’affiliation ou différentes offres. Dans ce cas, il est essentiel d’analyser les mêmes périodes, les mêmes sources et le même type de trafic. Ce n’est qu’à cette condition que l’EPC fournira une image honnête et utile. Sans cela, il est facile de se tromper en considérant une offre comme « rentable » et une autre comme « peu performante ».
Comment l’EPC est calculé
Le calcul de l’EPC semble élémentaire, mais c’est précisément cette simplicité qui induit souvent les affiliés en erreur. La formule repose sur le rapport entre les gains et le nombre de clics, mais l’interprétation réelle de cet indicateur est bien plus complexe. Pour obtenir des informations exploitables, il faut prendre en compte les spécificités de l’offre, la géographie, le comportement des utilisateurs et les caractéristiques du modèle d’affiliation. L’EPC n’est pas simplement un « chiffre », mais un indicateur de l’efficacité globale de vos efforts marketing.
Commençons par la formule de base : EPC = Revenu total / Nombre de clics.
Mais avant de l’appliquer, il est important de comprendre quels revenus doivent être pris en compte. Dans les programmes d’affiliation, il peut s’agir de CPA, de RevShare, de modèles hybrides ou d’une combinaison de ceux-ci. C’est pourquoi les affiliés obtiennent souvent des valeurs d’EPC différentes même avec un volume de trafic identique. Avant d’utiliser les chiffres, il est donc nécessaire d’évaluer quels modèles de rémunération sont actifs dans une campagne donnée.
Pour éviter les erreurs, il convient de prêter attention à plusieurs aspects critiques :
- le type de trafic : froid, tiède ou déjà partiellement qualifié ;
- la source des clics : Référencement naturel (SEO), réseaux push, réseaux sociaux ou avis organiques ;
- le type d’offre : casino, paris sportifs, entonnoirs à plusieurs étapes avec dépôts ;
- la durée du cycle de conversion : l’utilisateur génère-t-il des revenus immédiatement ou avec un délai.
Ces facteurs déterminent la « qualité du clic », qui conditionne à son tour la précision de l’EPC. Les affiliés inexpérimentés commettent souvent l’erreur d’évaluer les offres uniquement sur la base de l’EPC nominal, alors qu’il devrait être comparé dans des conditions identiques. Par exemple, si une offre affiche un EPC de 1,5 $ avec 200 clics, et une autre un EPC de 0,9 $ avec 5 000 clics, la seconde peut s’avérer nettement plus rentable une fois mise à l’échelle.
Des coefficients auxiliaires sont utilisés pour un calcul plus précis de l’EPC. Voici quelques approches pratiques :
Pour nettoyer l’indicateur :
- filtrer le trafic de test ;
- éliminer l’activité des bots ;
- exclure les périodes de charge anormale ;
- comparer uniquement des zones géographiques spécifiques.
Pour une analyse approfondie :
- prélever des échantillons par jours ou par semaines ;
- comparer l’EPC avec le CR (taux de conversion) ;
- analyser les revenus par source ;
- évaluer séparément l’EPC des nouveaux utilisateurs et des utilisateurs récurrents ;
tenir compte de la saisonnalité et des « pics » publicitaires dans la niche des jeux d’argent.
Il est également important d’interpréter correctement la différence entre « l’EPC à court terme » et « l’EPC à vie ». Le premier montre l’efficacité immédiate d’une campagne, tandis que le second reflète la performance à long terme d’une offre, notamment dans les modèles RevShare. Souvent, c’est le modèle à long terme qui génère le plus de revenus, même si l’EPC initial semble plus faible.
En définitive, un EPC correctement calculé n’est pas une simple opération mathématique, mais un outil d’analyse stratégique. Il permet de comparer l’efficacité des différents canaux, d’identifier les zones géographiques les plus rentables, de prévoir les résultats d’une montée en charge et de vérifier si votre tunnel fonctionne comme prévu.
Pourquoi l’EPC est important pour les affiliés
Pour la plupart des webmasters, l’EPC est depuis longtemps une référence sans laquelle il est impossible d’évaluer la qualité du trafic ou l’efficacité d’un lien. Contrairement aux métriques superficielles, l’EPC en marketing d’affiliation reflète le profit réel généré par chaque clic et sert donc d’indicateur de la santé globale d’une campagne. Dans des verticales très concurrentielles comme le gambling ou les paris sportifs, c’est précisément l’EPC qui montre la stabilité et le potentiel du flux d’utilisateurs.
Dans la pratique de l’affiliation, cette valeur devient centrale car elle permet de comprendre quelle part du trafic est non seulement active, mais aussi commercialement rentable. Il arrive souvent qu’un CR élevé soit associé à un EPC faible, ce qui signifie que le revenu moyen par conversion est bas. À l’inverse, un CR moyen combiné à un EPC élevé indique un trafic de grande qualité avec une forte propension au dépôt. C’est pourquoi les partenaires expérimentés analysent ces deux métriques ensemble, mais prennent leurs décisions sur la base de l’EPC, car il reflète l’impact financier réel.
Cet indicateur influence plusieurs facteurs stratégiques :
- déterminer s’il vaut la peine de développer une campagne ;
- choisir le programme d’affiliation optimal ;
- évaluer la performance des sources de trafic ;
- mesurer la durabilité à long terme de la collaboration.
Pour une analyse plus approfondie, les affiliés utilisent souvent des indicateurs complémentaires :
- la dynamique de l’EPC sur 7 à 14 jours ;
- la relation entre la géographie et le revenu moyen ;
- les changements de comportement de l’audience lors d’événements majeurs ;
- l’efficacité des différentes pages de destination et des visuels.
Tout cela permet de déterminer si une campagne est en croissance ou si elle commence à décliner. Si l’EPC diminue tandis que les coûts restent constants, alors :
- la qualité du trafic se dégrade ;
- l’offre ne correspond plus aux attentes de l’audience ;
- la concurrence dans la niche s’est intensifiée ;
- le programme d’affiliation a modifié ses conditions, ce qui doit être pris en compte.
Il est parfois utile de compléter l’analyse par des listes contextuelles :
- quelles zones géographiques offrent les marges les plus élevées ;
- quelles plateformes assurent un flux stable ;
- quels types d’utilisateurs convertissent après 2 ou 3 interactions ;
- quels formats publicitaires génèrent le meilleur EPC (par exemple push ou natif).
Ainsi, l’EPC ne devient pas un chiffre statique, mais un système de coordonnées permettant de prévoir les profits avec confiance, d’identifier les points de scaling et d’éviter les échecs financiers. Pour un affilié qui recherche la stabilité plutôt qu’un succès aléatoire, il s’agit de la métrique numéro un.
Comment améliorer votre EPC
Augmenter l’EPC n’est pas une action ponctuelle, mais un système à plusieurs niveaux dans lequel chaque élément influence le résultat final. Pour les affiliés travaillant dans des niches complexes, il est moins important d’augmenter le nombre de clics que d’en renforcer la valeur financière. C’est pourquoi les webmasters expérimentés commencent par un diagnostic approfondi des schémas de comportement des utilisateurs, en analysant à quelle étape l’audience se « réchauffe » et ce qui la motive à effectuer un dépôt.
Dans la pratique de l’optimisation, il est recommandé d’adopter une approche cohérente utilisant différents outils. Commencez par évaluer la performance des sources de trafic :
- la stabilité des zones géographiques individuelles ;
- les formats affichant le meilleur EPC ;
- la pertinence des investissements sur des sites premium ;
- les résultats fournis par les sources expérimentales.
Parallèlement, analysez l’entonnoir et ses « points faibles » :
- la qualité des supports publicitaires ;
- la correspondance de l’offre avec les attentes de l’audience ;
- la vitesse et la structure de la page de destination ;
- l’efficacité des pré-landings selon les segments.
Une fois l’analyse de base terminée, des stratégies plus ciblées peuvent être mises en œuvre.

